Ça va aller, ne t’inquiète pas

Présentation :

  • Mardi 7 Mars 2017 à 19h30 pour la journée du droit des femmes (sur invitation)
  • Lundi 20 Mars 2017 à 20h dans le cadre de la Semaine de la danse – Entrée libre

Sur le plateau des Ema – 71 rue Camille Groult-94400 Vitry sur Seine – Entrée libre

Ateliers :

  • Dimanche 26 Mars 2017 de 11h à 18h : atelier adulte
  • Samedi 25 février 2017 de 16h30 à 18h30 : atelier parents / enfants (5-6 ans) – nombre limité à 10 duos
  • Samedi 11 mars 2017 de 16h30 à 18h30 : atelier parents / enfants (7-8 ans) – nombre limité à 10 duos

Entrée libre / Inscription obligatoire pour ces 3 ateliers à l’accueil des Ema : Tél. 01 55 53 14 90

Lieu : Studio Bagouet – 20, rue du 18 juin 1940, 94400 Vitry sur Seine

 

Projet

Pour une danseuse Virginie Delpierre
Une comédienne Pascale Degli Esposti
Et un musicien en live Nicolas Perrin

Conception/Chorégraphie/Scénographie : Virginie Delpierre
Conseil en scénographie : Véronique Hubert

Note d’intention

Comment raconter l’empêchement, la contrainte, la souffrance morale subis ? Comment ils se distillent petit à petit dans l’esprit et dans le corps ? Comment ce dernier les fixe, les enclume ? Comment s’en débarrasser ensuite, se libérer pour revivre pleinement ?

Une suspension dans l’acte de création, un espace flou, au terme duquel le désir de créer resurgit enfin, mais fragile, incertain.

L’origine de la pièce : un retour à la vie, à la création personnelle et intime qui ont toujours étaient mes leitmotivs d’artiste.

Raconter une traversée du désert, une blessure de l’intime, la fin du désir du mouvement pour une danseuse… Comment j’ai traversé cette période, de non création, pour finalement trouver la résilience en la racontant dans cette pièce, au titre rassurant, comme pour se rassurer soi-même : « ça va aller, ne t’inquiète pas… ».

Il s’agit d’un trio : une danseuse, une comédienne et un musicien. J’écris des textes courts, un peu dans la veine d’un journal intime, parfois d’un billet d’humeur, que cette comédienne va dire et qui me servent de point de départ pour créer la chorégraphie et l’image plastique qui vient avec.

Je suis partie d’un texte que j’ai écrit sur l’immobilité, comment gérer l’immobilité du corps, de l’acte de création quand on est une danseuse ? Vivre  la chute « émotionnelle », et physique. Puis déposer les traces de ce qui nous plombe et tenter de s’en libérer en retrouvant le chemin de la création.

Partir de là, de ce lieu meuble, perturbant mais juste et sincère. Donner vie, trace, à une traversée du désert. Donner des mots et du corps pour exprimer ce que l’on a caché, camouflé. Raconter l’autre face de l’acte de création.

Et puis aussi, de façon plus légère, raconter les stratégies pour aller mieux, les ressorts de chacun face aux moments sombres, en répondant à la question : « qu’est-ce que tu fais toi quand t’as pas le moral ? ».

Sur scène, la comédienne raconte les mots de l’artiste chorégraphe. La chute, l’échec, le vide. La traversée dans le désert. La danseuse est là, mais pas vraiment en fait. Et puis elle commence à se déplacer dans de grandes diagonales sur scène et dépose méthodiquement des traces sur le sol avec de la peinture. Au fur et à mesure de son déplacement, des grandes lignes se déposent au sol comme un écho à ces traces du passé dont parlait la comédienne. Et puis, la chute commence, à un endroit, puis un autre, et au fur et à mesure se dessine une toile abstraite au sol. Chaque ligne représentant le passé, ou l’avenir. Leurs points de rencontre – le présent- dans lequel l’artiste se retrouve coincée, incapable d’avancer.

Comme un rituel, la danseuse dépose ces traces sur le sol pour s’en libérer, et aussi pour les transformer en un objet, une toile « plastique », un tableau que l’on regarde avec distance, avec lequel on peut jouer maintenant. Faire face à ses traumatismes pour jouer avec, les transformer en autre chose. Les éloigner de soi et leur enlever leur poids.

 

Sur le plan de la scénographie, une diffusion vidéo se fera en arrière-scène de la toile en train de se créer au sol, mais progressive, comme une apparition trouble. Le musicien, sur scène également, réagira en live à la partition chorégraphique et théâtrale. Une pièce où la comédienne portera la parole de l’artiste chorégraphe et où la danseuse portera son corps à travers, dedans, au-delà de ces mots.

 

Le spectateur sera invité à partager un moment d’intimité, de sincérité, de sensation, de respiration intime… Un instant d’une histoire personnelle qui vient questionner chacun dans sa propre vie, ses instants de pertes, de failles et de retour à la vie…

Fiche technique

  • Durée de la pièce : de 30 minutes à 1h
  • 3 artistes sur scène
  • Besoins matériels :
    • 3 chaises
    • Une bâche plastique de 80microns d’épaisseur et de 5m sur 5m scotchée au sol
    • 3L de peinture noire à l’eau

 

Partenariats

Ce projet nécessite à la fois :

  • un lieu de résidence pour la création,
  • des moyens techniques et financiers pour la réalisation de la scénographie,
  • un lieu de diffusion avec à disposition un équipement lumières, diffusion vidéo et son.

Existants :

  • Mairie de Vitry sur Seine / AMDV (Académie Municipale de Danse de Vitry sur Seine) : Résidence 2016/2017 avec aide à la création, prêts de studio, et pré-achat pour une diffusion sur un plateau équipé.
  • CCN Ballet du Nord: Résidence de création 2016/2017 avec présentation publique et diffusion lors du festival Jouvence en mars 2017.

 

© 2019 Virginie Delpierre | Crédits